Croco et chat
Voilà que croco nous propose d'assister (en toute discrétion) à une de ses conversations avec un chat, histoire de mieux la connaître......
Le chat : Cette obsession pour les chats, est-ce bien raisonnable ?
Croco : Je ne sais pas quoi dire pour ma défense, j'en ai d'abord eu un, ça semblait totalement inoffensif.
Le second, c'est l'Homme qui est allé le chercher, le 3ème c'est encore l'Homme.
Puis, malheureusement, le 1er est mort alors nous avons offert sa place à un autre misérable qui est donc devenu à son tour le 3ème.
Le 4ème s'est incrusté tout seul. Pendant un temps nous le nourrissions dehors et puis un jour il est entré et n'est plus jamais ressorti.
Le chat : Ensuite vous vous êtes mise à voir des chats partout ...
Croco : Mais vous ETES partout, je ne suis pas cinglée. Où que je sois allée, j'ai croisé vos congénères sauvages ou domestiques. Il n'est pas une ville, pas un village, pas un coin de nature, pas même une île que vous n'ayez colonisé.
Le chat : Cinglée peut-être pas, mais monomaniaque sans doute.
Croco : Ce n'est pas une question ça, et puis est-ce ma faute si, où que j'aille, vous entrez dans mon champs de vision ?
Le chat : Notre terrible réputation de voleurs-indifférents-sournois-fainéants ne vous rebute pas ?
Croco : Non, d'abord parce que je sais que cette réputation est le fait de mauvaises langues qui ne vous connaissent pas et ensuite, de quel droit vous jugerais-je, moi qui appartiens à une espèce envahissante-dominatrice-destructrice-avide ?
Le chat : Qu'est-ce que vous appréciez tellement en nous ?
Croco : Sans doute cette capacité, à travers les siècles, à n'être jamais devenus nos serviteurs contrairement aux autres animaux domestiques. J'admire cette faculté d'adaptation qui vous permet d'être des animaux sociaux tout en restant des solitaires.
J'aime aussi le fait que, même dans les situations ridicules, vous ne perdez jamais votre dignité. J'ai découvert avec bonheur l'incroyable reconnaissance dont vous pouvez faire preuve lorsqu'on vous porte secours et l'intensité des échanges que nous pouvons avoir quand nous vous connaissons bien. Enfin, pour une raison que j'ai bien du mal à analyser, je me sens fière, chaque fois que l'un d'entre vous m'accorde son amitié.
Le chat : Pourriez-vous envisager de vivre sans chat à vos côtés ?
Croco : Pourquoi le ferais-je ? Tant que certains d'entre vous souhaiteront m'accompagner, j'en profiterai.
Et puis, à part les humains qui font partie de mes très proches, qui est capable de me consoler quand je me sens mal et de me ramener sur terre brutalement quand j'attrape la grosse tête ? Mes chats !

